Lettrinfo1 après que

Longtemps, après que les poètes ont disparu.

Qui donc vous envoie cette Lettrinfo? Julien et Constant, sont les prénoms de mes grands-pères.

J'ai publié sous le pseudo Julien Constant quand j'ai créé mon site antilinkynord.fr en février 2018. C'était une velléité de me dérober au flicage généralisé, et puis, l'usage du pseudonyme n'est-il pas extrêmement répandu chez les auteurs ?

On peut collectionner les timbres, les PV, les pièces de monnaie, les livres ; jadis les pin's, les porte-clés... Mais il leur faut des albums et des vitrines. Une autre collection s'expose en permanence à nos yeux et nos oreilles. Pire, elle s'impose même à mes yeux et mes oreilles de professeur de français et d'anglais.

Dans cette collection, on trouvera aussi bien des blessures franco-françaises que les légions de lésions dangereuses qui métastasent en français depuis 1945...

Ah ! Evitez de me faire un retour, fût-il élogieux. Mais un avis, une réponse, une réaction, un commentaire, une question, seront lus avec attention, et recevront une réponse, voire... seront ajoutés à ma collection qui grandit chaque jour.

Gérard Lefèvre

Et si on s'écoutait parler ?

"Je fais ce que je veux, quand j'en ai envie." est sans doute un mantra à la mode. Alors pourquoi ce sentiment que tout le monde veut la même chose ?

Ou plutôt que nous nous laissons confortablement porter par le courant, celui des médias notamment. C'est ainsi que nos sont façonnées avec de moins en moins de mots, quelques centaines sur les 100 000 dont nous disposons : or il suffit de penser les mêmes mots, de moins en moins nombreux pour avoir la même vision étriquée du monde. Et être d'accord avec la majorité.  Car la grenouille qui ne sent pas que l'eau est de plus en plus chaude se croit aussi libre qu'un hamster heureux dans sa roue...

La liberté ou son contraire, le conformisme, prennent leur source dans les mots. Nous verrons que la plupart des erreurs que cette lettre signale et commente uniformisent et appauvrissent le français. Et l'actualité nous le rappelle chaque jour : quand on n'a plus les mots, on frappe.

Cette première lettre d'observation de notre langue, vivante mais malade,  a été écrite bien "Longtemps, après que les poètes ont disparu." (Charles Trenet)

Jetons un coup d'œil donc à la locution Après que, que nous entendons, lisons, et prononçons fréquemment.

Gérard Julien Constant Lefèvre

adhérent de
https://www.francophonie-avenir.com


Date de création : 24/08/2025 20:31
Catégorie : -
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