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Je suis membre de L'AFRAV, qui se bat sans relâche sur le terrain judiciaire.

Pas de purisme ici, pas de nostalgie, pas de haine ; je disais à mes élèves : parle ta langue, celle de ta famille, tu n'es pas ici pour l'oublier. Et je poursuivais en patois de Lille, ça les faisait bien rire. Oui la langue est vivante, mais le cancer aussi, jusqu'à la mort de son hôte. Il est question au fond ici de liberté. Au fil de longues années de pratique de l'enseignement, de lectures, d'études, j'ai compris que le seul lieu de liberté que je peux vraiment défendre, c'est moi-même. Et j'ai cessé de participer à l'approbation générale permanente, notamment celle de l'Éducation (?) Nationale.
Il s'agit de refuser le panurgisme endémique en cultivant la mère de la liberté : notre pensée laïque. Car le hic... si on se laisse saturer la mémoire de tics linguistiques, c'est notre confinement dans le désert du conformisme.
À lire sur le site de L'Association FRancophonie AVenir qui se bat, dans relâche, au tribunal.
« Louis Riel, métis franco-amérindien francophone, est l’image filigrane de notre association, car il combattit, comme nous essayons de le faire, LA PENSÉE UNIQUE. »
Le programme linguistique totalitaire, sous lequel nous vivons, inconsciemment souvent, fut conçu dès la fin des années 20 : se saisir de la part du lion dans les salles de projection européennes, populariser partout en Europe, puis dans le monde, l'« American way of life » et l'« American way of thinking». (Claude-Autant Lara)
Depuis longtemps, et à marche forcée depuis le règne de l'inculte président Macron (qui baragouine piteusement un pitoyable anglais de service, de serviteur même, de niveau B2), l'État laisse toute la sphère politico-médiatique, industrielle et commerciale collaborer au projet politique britannique et américain.
Le franglais est le sabir parlé en France au début du troisième millénaire. C'est une version bâtarde du français qui s'abîme, pas simplement enrichie par les apports historiques, naturels, extérieurs et intérieurs, mais entièrement remodelée dans son lexique, la création de mots nouveaux, sa syntaxe, le transfert d'images, de métaphores, de la vision du monde dans ses moindres détails par les maîtres de la société du spectacle. Il faut être complice de cette acculturation mortifère, ou drapé dans une indifférence diplômée pour ne pas le voir. René Étiemble avait puissamment tiré la sonnette d'alarme. Les témoignages cinglants et les analyses sérieuses ne manquent pas. En 2024, Lionel Meney a publié une analyse lumineuse, « Le naufrage du français, le triomphe de l'anglais », qui constitue une suite exhaustive à « Parlez-vous franglais ». Et nombreux sont ceux qui ont pris le relais de cette observation critique et de la lutte à mener sur tous les terrains, dans la presse, l'édition et la Justice.
Et qu'on cesse de s'y tromper ? Il ne s'agit nullement de larmes de puristes sur un monument culturel ! Mais d'amour de la liberté de penser et de parler en refusant l'imposition d'une sous-langue pour consommateurs béats.
À l'instar de la biosphère, le français, comme toutes les langues vivantes subit une double évolution naturelle : sédimentation et érosion. La sédimentation est provoquée par les alluvions, ces entrées de mots et de tournures nouvelles et la création de néologismes ; quant à l'érosion, elle est induite par le frottement généré lors les échanges de paroles et d'écrits. On s'intéressera ici à l'aspect destructeur de cette tectonique des langues : l'érosion produite par les erreurs candides des locuteurs et des auteurs, et, plus grave, par les professionnels de la parole et de l'écrit, souvent trop sûrs d'eux et dépourvus de la rigueur qui incite à se corriger. Ajoutons à cela leur indifférence méprisante qui leur évite de tenir compte des remarques.
On pourrait espérer que les journalistes répondent systématiquement aux requêtes sérieuses. C'est malheureusement loin d'être le cas. L'indifférence est le pire des mépris.
Pour un accès direct, je range ici les activités, jeux et tests inclus dans certains articles.
Bibliothèque du Dernier des Mots Tiquants
Pourquoi singer artificiellement l'intelligence ?
Singer non. S'insurger oui.
Ceux qui fréquentent les médias et la littérature anglaise le savent. Et selon le British Council, un tiers du lexique anglais est d'origine française.
Malheureusement, ce fait est souvent utilisé pour dénigrer la lutte contre le grand remplacement en cours.
C'est confondre l'histoire de l'Angleterre, et l'invasion normande (1066) notamment, avec l'invasion anglo-américaine qui a commencé en 1920 et s'aggrave avec la complicité, consciente et inconsciente du personnel politique et médiatique.
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