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Fantastique !

 Il s'agit ici de critiquer la dégradation du français, mais aussi de compenser par l'exemple, alors que son évolution naturelle se voit compromise par les médias, et aggravée par le suivisme et l'incompétence des soi-disant élites, même dans leurs fausses tentatives de sauvegarde. On peut ajouter ses propres récoltes à la fin de chaque article. Ou sur le trombinoscope américain.    Instagram_icon.giffacebook.png
 

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Près de... prêt à...

ORTHOGRAPHE - «Il n'est pas près de...» ou «Il n'est pas prêt de» ?

https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/05/28/37003-20170528ARTFIG00003-pres-de-ou-pret-a.php

Les deux termes s'échangent invariablement dans nos phrases au quotidien. Comment faut-il les écrire pour être correct ?

Le Figaro revient sur leur bon usage. 

«Il est près à cuire», «elle n'est pas prête de le faire», «Pourquoi le mythe Stradivarius n'est pas prêt de tomber» titrait encore Sciences et Avenir le 11 mai 2017 (titre rectifié depuis).

On le constate sur la Toile tous les jours, les formules «près de» et «prêt à» s'échangent continuellement leurs prépositions. Souvent à tort. Quand faut-il employer l'adverbe plutôt que l'adjectif? La rédaction éclaire la question.

Les écrivains en herbe qui font la faute ne le savent peut-être pas mais en réalité ils écrivent correctement d'après l'usage dix-septièmiste. En effet nous rappellent les sages dans leur rubrique Dire/ Ne pas dire, il était autrefois exact d'écrire la formule «prêt de» (au lieu de «près de» aujourd'hui). La Fontaine lui-même écrivait dans L'Oracle et l'Impie: «Il tenait un moineau, dit-on / Prêt d'étouffer la pauvre bête / Ou de la lâcher aussitôt/ pour mettre Apollon en défaut…». De là à donner raison à ces poètes insoupçonnés et valider la formule «prêt de»? Que nenni!

Même si l'expression s'est diffusée jusque dans les textes de Chateaubriand et Proust, l'Académie française nous rappelle qu'il n'existe bien qu'un seul bon usage de l'adjectif aujourd'hui. «Prêt» ou «prête» signifient «préparé pour, disposé à». Ils ne peuvent s'employer dans une phrase que lorsque ceux-ci se retrouvent suivis de la préposition «à». On dit par exemple: «Ils sont prêts à venir.»

À l'inverse le terme «près» s'emploie pour parler d'une personne qui est sur le point de faire quelque chose ou pour indiquer la proximité spatiale. Il ne peut donc se substituer, comme le laisserait penser Internet, à son homophone «prêt». Il est ainsi juste de dire: «Il est prêt à tout» mais il est incorrect d'écrire: «Il n'est pas prêt de faire ça».


Date de création : 31/03/2025 12:12
Dernière modification : 21/05/2025 23:49
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