EN voiture ou À cheval
EN voiture ou À cheval
Dans mon entourage, le conformisme ambiant impose à presque tout le monde l'absurde en vélo !
Personne ne marche en pied, tout le monde va à pied quelque part, ou trop souvent en voiture...
Mais en cheval, on ne voit jamais personne !
Car l'emprise absolue de l'automobile sur nos vies s'est infiltrée partout, y compris dans la langue. Ainsi, même la ville de Lille dont la rédaction du site est très soignée ne parvient pas à échapper tout à fait à ce phénomène d'assimilation analogique.
https://www.lille.fr/Lille-a-velo/Code-de-la-rue/Ce-que-je-ne-dois-pas-faire

Bien sûr, il n'est pas davantage possible de se déplacer en trottinette qu'en moto ou en vélo, ou alors ils faudrait que les cavaliers se déplaçassent en cheval...
J'invite donc les rédacteurs du site de ma belle ville à rectifier cette erreur.
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Dans la même veine, voici un échange avec la MEL.
Envoyé : jeudi 4 juillet 2024 21:07 À : Participation Citoyenne
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Le ven. 5 juil. 2024 à 10:45, Participation Citoyenne
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Bonjour Anne-Céline,
Merci pour cette sympathique réaction. Je comprends bien qu'il n'est pas facile de s'extraire du triste formatage en cours puisque je subis moi aussi en permanence cette pression insidieuse et stérilisante qui anéantit ce pour quoi j'ai passé trente mille heures en présence de mes élèves.
Même un enseignant en arrive à devoir souvent vérifier qu'il ne se trompe pas, à fouiller sa mémoire pour retrouver comment diable on disait 'cool, booster, pass, process, se forcer à dire problème et non souci, ou problématique, difficile et non compliqué, entrer et non rentrer, détonner et non dénoter, défi et non challenge, etc.
Il manque une instance de vigilance intégrant notamment l'Académie Française, l'Arcom et les associations de linguistes pour corriger vigoureusement l' béat, le chroniqueur si sûr de lui, la présentatrice, confite dans son salre à quatre chiffres qui ratatinent notre belle langue !
Mais rares sont les prises de conscience de l'anglomanie d'une part, et de l'atrophie du français d'autre part qui impactent empêchent une communication précise, et même certains spécialistes sont persuadés que tout va bien.
Et que dire des "élites" ! Par exemple, ni Jean-Michel Blanquer, ni Gabriel Attal ne sont conscients de leurs erreurs grossières, et de leur lourde responsabilité dans cette régression.
Merci ! Cordialement, Gérard Lefèvre

