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Fantastique !

 Il s'agit ici de critiquer la dégradation du français, mais aussi de compenser par l'exemple, alors que son évolution naturelle se voit compromise par les médias, et aggravée par le suivisme et l'incompétence des soi-disant élites, même dans leurs fausses tentatives de sauvegarde. On peut ajouter ses propres récoltes à la fin de chaque article. Ou sur le trombinoscope américain.    Instagram_icon.giffacebook.png
 

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EN voiture ou À cheval

EN voiture ou À cheval

Dans mon entourage, le conformisme ambiant impose à presque tout le monde l'absurde en vélo ! 

Personne ne marche en pied, tout le monde va à pied quelque part, ou trop souvent en voiture...

Mais en cheval, on ne voit jamais personne !

Car l'emprise absolue de l'automobile sur nos vies s'est infiltrée partout, y compris dans la langue. Ainsi, même la ville de Lille dont la rédaction du site est très soignée ne parvient pas à échapper tout à fait à ce phénomène d'assimilation analogique.

https://www.lille.fr/Lille-a-velo/Code-de-la-rue/Ce-que-je-ne-dois-pas-faire

Lille-a-velo.jpg

Bien sûr, il n'est pas davantage possible de se déplacer en trottinette qu'en moto ou en vélo, ou alors ils faudrait que les cavaliers se déplaçassent en cheval...

J'invite donc les rédacteurs du site de ma belle ville à rectifier cette erreur.

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Dans la même veine, voici un échange avec la MEL.

Envoyé : jeudi 4 juillet 2024 21:07 À : Participation Citoyenne

Cc : afrav-paris@francophonie-avenir.com

Objet : Prendre position dans l'usage des prépositions

Madame, monsieur,

Je souhaite attirer votre attention sur une faute de français courante, rencontrée en participant à la consultation en ligne « Comines, Deûlémont et Warneton : rénovons ensemble la RM945 et ses pistes cyclables » sur votre formulaire publié à cette adresse :

https://participation.lillemetropole.fr/processes/RM945pistescyclables/f/826/surveys/156/answer

Sans nous en rendre compte, tôt ou tard, nous intégrons et donc répétons ce qui nous est rabâché, et c’est ainsi que les moyens électroniques de diffusion massive et permanente d’informations contribuent à uniformiser et appauvrir les langues.

Ainsi fonctionne notre mémoire : l’efficacité du rabâchage, à l'écrit comme à l'oral, est proportionnelle à sa durée et à sa fréquence. Face à ce Goliath invincible, l’enseignant est un David défait.

Cela peut sembler sans importance au profane (bof, la langue est vivante…), mais il s’agit bien au fond de la liberté de penser. Les énoncés en voiture, en bus, en camion, en bateau, en avion, etc., indiquent que les passagers sont 'à l'intérieur' de ces moyens de locomotion. Ils sont donc corrects.

Mais la voiture imprègne si profondément nos vies, physiquement et mentalement, que la préposition 'en' supplante sa cousine 'à' grâce au mécanisme naturel de l'assimilation par l'analogie.

Pourtant, vous ne diriez, ou n'écririez jamais : *** je vais à Deulémont en cheval *** ! Donc, au lieu de renforcer inconsciemment l'appauvrissement de la langue française, essayez de faire le petit effort de contribuer à figer dans la langue de nos contemporains les énoncés logiques et par conséquent corrects suivants :

à vélo, à trottinette, à deux-roues motorisé, à moto ; bref, ne nous laissons pas désarçonner, et restons résolument... à cheval sur la logique.

Avec mes plus vifs remerciements, Gérard Lefèvre Professeur de français

Association Francophonie Avenir

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Le ven. 5 juil. 2024 à 10:45, Participation Citoyenne a écrit :

Bonjour Monsieur, Vous avez tout à fait raison ! Je vous remercie pour ce message qui permet à l’équipe d’être vigilante sur notre usage du français parfois malmené.

Malheureusement pour ce questionnaire, des participants ont déjà répondu, je ne peux donc pas modifier ses questions. Je peux vous assurer de la bonne prise en compte de votre remarque pour nos prochains contenus.

Cordialement, Anne-Céline pour la participation citoyenne

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Bonjour Anne-Céline,

Merci pour cette sympathique réaction. Je comprends bien qu'il n'est pas facile de s'extraire du triste formatage en cours puisque je subis moi aussi en permanence cette pression insidieuse et stérilisante qui anéantit ce pour quoi j'ai passé trente mille heures en présence de mes élèves.

Même un enseignant en arrive à devoir souvent vérifier qu'il ne se trompe pas, à fouiller sa mémoire pour retrouver comment diable on disait 'cool, booster, pass, process, se forcer à dire problème et non souci, ou problématique, difficile et non compliqué, entrer et non rentrer, détonner et non dénoter, défi et non challenge, etc.

Il manque une instance de vigilance intégrant notamment l'Académie Française, l'Arcom et les associations de linguistes pour corriger vigoureusement l' béat, le chroniqueur si sûr de lui, la présentatrice, confite dans son salre à quatre chiffres qui ratatinent notre belle langue !

Mais rares sont les prises de conscience de l'anglomanie d'une part, et de l'atrophie du français d'autre part qui impactent empêchent une communication précise, et même certains spécialistes sont persuadés que tout va bien.

Et que dire des "élites" ! Par exemple, ni Jean-Michel Blanquer, ni Gabriel Attal ne sont conscients de leurs erreurs grossières, et de leur lourde responsabilité dans cette régression.

Merci ! Cordialement, Gérard Lefèvre


Date de création : 19/04/2025 08:12
Dernière modification : 14/08/2026 02:55
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