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Fantastique !

 Il s'agit ici de critiquer la dégradation du français, mais aussi de compenser par l'exemple, alors que son évolution naturelle se voit compromise par les médias, et aggravée par le suivisme et l'incompétence des soi-disant élites, même dans leurs fausses tentatives de sauvegarde. On peut ajouter ses propres récoltes à la fin de chaque article. Ou sur le trombinoscope américain.    Instagram_icon.giffacebook.png
 

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Les modes doux, ce n'est pas très... dur à comprendre...

Sur la route, les modes doux, ça n'existe pas, mais c'est très...dur à comprendre...

Par Guido Avehlo  (Il est fatigué du colonialisme linguistique américain dans toutes les langues.)
No soy español, pero hay que luchar contra la hegemonía del inglés, ¿no?
Un peu d'espagnol, c'est bon pour le pluralisme linguistique, pas vrai ?

 

Comme trop souvent, des mots nous sont imposés sans avertissement, en douce, par rabâchage, au point qu'il fait entreprendre des recherches frustrantes parfois pour en déceler l'origine.


Pour entrer dans le dur, il suffit d'aller sur le site de la MEL pour apprendre que :
"Les « modes doux » ou « modes actifs » sont des modes de déplacement alternatifs aux modes de déplacement motorisés : marche à pied, vélo, trottinette, rollers, skateboard, gyropode…"
D'emblée s'impose l'opposition «activité physique » et « déplacement à moteur ».

Les modes « doux » ne génèrent pas d’émissions polluantes dans l’air, alors que les modes « actifs » renvoient à l’activité physique. Lorsqu’ils sont pratiqués quotidiennement, ils agissent donc en faveur de l'environnement et de la santé. 

       Avec l'expression «marche à pied», la MEL nous rappelle que nous marchons bien avec... nos pieds.

Or « marche à pied » est un pléonasme aussi courant que « monter en haut » ou « baguette de pain ». Car il est rare de se déplacer sur les mains, sauf pour épater la galerie.
Remarquons donc que si on marche sur les pieds, ce sont forcément ceux de quelqu'un d'autre que nous ! Mais à propos, marche-t-on autrement qu'avec les pieds ? Avec les mains ? Non, pas «avec» car on dit bien  «marcher sur les mains» !
Marcher sur la tête

Pas davantage, car ici c'est une métaphore de notre « monde à l'envers » où on prend le virtuel pour le réel (qui se confond depuis peu avec les reels sans accent des réseaux sociaux (prononcer "rilz" comme les anglais et non pas réel comme les ados...). 


Mais l'idée qui... marche bien avec mobilités douces, c'est l'absence d'émissions polluantes dans l'air. C'est donc doux, non-agressif pour les poumons. Je comprends, mais alors si les modes doux s'opposent aux modes de déplacement motorisés, ces derniers sont par conséquent durs ? 
Alors qu'avec leurs amortisseurs et leurs sièges confortables ils seraient doux ?
Quel doux délire !

Heureusement, l'ADEME ignore la douceur, préférant les mobilités actives. Elle n'est pas la seule ; car lui emboitent le... pas  :

Ornikar.com, le CEREMA, Déclic-Mobilités, France Mobilités, la DRIEAT Île de France, le Préfet de Vendée, inddigo.com,  rue de l'Avenir, Vélos et Territoires, Wikipédia, etc. Selon cette dernière, il semblerait que le qualificatif «mobilités douces» nous aurait été fourni par nos amis suisses, dont le flegme est légendaire...


Mais comment donc peut-on considérer que la marche et le vélo seraient des modes déplacement doux ?

Parce que les chocs sont moins destructeurs qu'avec les véhicules rapides et lourds ? Pourtant, je me suis offert une quadruple fracture du bassin et deux côtes fêlées il y a quelques mois ; je ne dirai donc pas que ma mobilité était douce ; elle m'a semblé au contraire très dure... Et grimper le Mont Kemmel ou le Haut Pichot, c'est dur... Quant à pédaler le vent dans le nez  ou sur les pavés...

Oui, un contraire de doux, c'est bien dur. Pierre Larousse nous donne : abrupt, acariâtre, acerbe, agressif, barbare, belliqueux, bourru, brusque, brutal, caustique, cinglant, coléreux, cruel, dur, emporté, endiablé, énergique, féroce, furieux, impitoyable, intraitable, irascible, mauvais, méchant, pénible, sauvage, sévère, violent.

Tout s'éclaire ! L'expression "mobilités douces" accuse donc, en douce, la violence routière motorisée.


Ainsi, à l'évidence, les véhicules motorisés sont violents. 
Mais alors pourquoi ne parle-t-on jamais de mobilités dures ?

Dures, car mauvaises, agressives, barbares, létales.

L'expression « mobilités douces » est donc un aveu, sous forme d'une accusation voilée (comme une roue de vélo !). Mais alors pourquoi ne parle-t-on jamais de mobilités dures ? Quelle pudeur ! Car, dures, elles le sont bel et bien pour nos poumons, notre colonne vertébrale, notre santé mentale, notre intégrité physique en cas d'accident... Au fait, quel est l'objet de la Ligue contre la Violence Routière ? Là on entre dans... le dur, car il s'agit de la dimension létale des engins à moteur.

Mais tout de même, gardons bien à l'esprit que doubler un piéton sans l'avertir d'un petit coup de sonnette, c'est aussi assurément violent. Pas convaincu ? Alors, chers piétons, chers cyclistes, à la première occasion, je vous doublerai sans prévenir. Et vous sursauterez, en poussant même un cri, ou une exclamation réprobatrice !

Résumons :

Deux modes de mobilité s'opposent : les modes non motorisés, donc actifs et les modes 
passifs  car motorisés et donc violents. Les statistiques d'accident de vélos électriques le confirment ! (Et tant pis pour les accros à la F1 qui, elle seule, ne tue plus).

Article écrit doucement mais activement de l'index droit, la nuit, immobile sur mon mobile et sur mon site actif ...

Guido Avehlo


Date de création : 05/06/2025 15:07
Dernière modification : 04/01/2026 15:57
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