FranceTV Futur de l'indicatif ou présent du conditionnel
FranceTV Futur de l'indicatif ou présent du conditionnel
Article mis à jour le 08 octobre 2026
Monsieur Pivier,
L' article À Brive, un parieur empoche 283 106 euros au PMU n'a pas été corrigé.
Le 29/02/2024, vous m'aviez gentiment signalé que vous transmettiez ma demande de correction à la "rédaction" (cf. notre échange ci-dessous). Je ne doute pas que vous l'ayez fait.
Mais le confusionnel d'Alain Borer figure toujours dans l'article. La mise à jour d'un article est impossible dans la presse en papier ; mais celle d'une page web prend quelques secondes.
Avec une désinvolture révoltante, France Télévision participe en permanence à la destruction de la langue française. Il s'agit de la dictacture des ignorants financée par nos impôts !
Le service public ne devrait-il pas être irréprochable et respecter ses usagers (Les médias privés, qui ne font pas mieux, ont des clients). ?
Je transmets à l'Arcom et au ministère de la Culture, dont l"engagement dans la défense de notre langue n'est guère plus convaincant.
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| Les fautes de français pullulent-elles ? Alain Borer : « Oui, tout le monde désormais fait des fautes massivement, et des fautes sur le logiciel, sur les prescriptions fondamentales, comme la confusion des sons et des temps, le futur et le conditionnel, j'irai ou j'irais. Vous pouvez l'entendre tous les jours, à 20 heures, chez M. Delahousse (bonne soirAIT). C'est un festival, celui d'un temps nouveau, le confusionnel. C'est un effet de l'ère du virtuel, le conditionnel et les choses réelles ne se distinguent plus. De même pour le subjonctif et l'indicatif. Sur France Culture, Giscard d'Estaing disait "après que je sois élu". L'indicatif après "après que" a mille ans ! » |
À Brive, un parieur empoche 283 106 euros au PMU. Sa banque refuse d'encaisser le chèque !
La faute de français, dénoncée déjà par les linguistes, n'a pas été corrigée !. Et je ne doute pas que monsieur Pivier ait transmis ma demande à la rédaction... Le français subit des Sévices Publics avec nos impôts, on le savait déjà...
| Le jeu. 29 févr. 2024, Alexandre Pivier m'a répondu : « J’ai transmis immédiatement votre message à la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine qui va prendre en compte votre demande. Je tiens à vous remercier personnellement pour votre alerte. Je vous souhaite une belle soirée et d’agréables moments en compagnie de nos programmes. Bien cordialement, Alexandre Pivier Responsable du Service Clients de France Télévisions |
Ma lettre à FranceTV
Bonjour,
Les médias l'ignorent, mais ils contribuent grandement à l'appauvrissement du français. Ici, vous poursuivez inconsciemment la destruction du temps futur du mode indicatif. Vous le remplacez par le présent du conditionnel. Les enseignants ne peuvent pas réparer le mal que vous faites, car c'est David contre Goliath ! Réveillez-vous !
Voici la citation fautive :
L'heureux parieur gagnant dit ce qu'il va faire avec ses gains. Il ne s'agit pas d'hypothèses, mais de prévisions ; la quasi-certitude est exprimée par le futur de l'indicatif. Pas le présent du conditionnel ! « Déjà, je pense que je m’achèterais une maison et je partirais un petit week-end tranquille, un gros week-end, ouais, un gros week-end ! J’achèterais peut-être un peu d’immobilier pour faire fructifier ça. »
cordialement, Gérard Lefèvre
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Bonsoir monsieur Pivier, serviceclients@telespectateur-francetv.fr
J'apprécie beaucoup que vous me répondiez. Les médias professionnels et sociaux portent une immense responsabilité dans la dégradation de la langue française. Indiscutable, quoi qu'en disent certains linguistes, et malheureusement sous-estimée. En ce qui concerne les réseaux sociaux, tout espoir est perdu ; en revanche les professionnels de l'écrit et de l'oral peuvent et doivent prendre pleinement conscience de leur absolue et mécanique force de modelage de la langue française
Il est certes impossible de ne jamais commettre d'erreurs, et personne n'est à l'abri. Mais si des coquilles se glissent immanquablement dans les écrits produits quotidiennement pour une diffusion immédiate, cependant à coup sûr les erreurs grossières d'orthographe d'usage ou grammaticale, voire de syntaxe ou de style, devraient pouvoir être évitées moyennant la mise en place d'une vigilance permanente, humaine bien sûr et aussi peut-être grâce à des logiciels d'alerte en écriture prédictive.
Caractère viral des moyens de diffusion et de réplication de masse
Il ne s'agit pas là d'une exigence ringarde de puristes arriérés, mais d'une démarche de sauvegarde de la puissance, de la richesse et de la précision de langue française ; démarche qui ne cherche nullement à stériliser l'évolution de la langue, mais bien à éviter sa dévastation, provoquée aussi par les réseaux où tous les intervenants ont mécaniquement le même statut, la fréquence d'usage déterminant l'installation d'une faute invasive et virale au dépens d'un mot ou d'une tournure licites. Encore faudrait-il que la presse n'aggrave pas ce naufrage, en intégrant la disparition pure et simple du futur de l'indicatif. Car il ne s'agit pas ici d'un accident, mais d'une erreur rencontrée de plus en plus souvent.
En ce qui concerne les réseaux sociaux, l'espoir est bien mince, mais l'association Francophonie-Avenir essaie de faire prendre conscience aux journalistes et des organes de presse de la force d'imprégnation et de modelage de la langue inhérente au mode de diffusion de masse des informations. C'est cette force qui fait quasiment disparaître le mot 'problème', pour le remplacer improprement par 'problématique' et 'difficulté'', provoquant ainsi l'affaiblissement de ces deux derniers en les reléguant dans la mémoire passive.
On peut aussi relever des milliers d'exemples d'affaiblissement de notre langue, comme la disparition des pronoms relatifs 'laquelle' et 'lesquelles' dans la langue parlée.
L'anglolâtrie
L'autre mal qui frappe notre langue se nomme l'anglomanie, voire l'anglolâtrie.
Un seul exemple d'illustration : le verbe doper a presque disparu, sauf dans son acception sportive, définitivement remplacé par 'booster'' tant à l'oral qu'à l'écrit. Ni l'Arcom, ni l'Académie française, pas plus que le ministère concerné, n'ont, semble-t-il, les moyens, le désir et sans doute la conscience de mettre en place cette vigilance et ces alertes. L'enjeu n'est à l'évidence absolument pas perçu par ceux mêmes qui célèbrent volontiers la grandeur de la France.
Peut-on être rassuré quand, même un ministre de l'Education Nationale dit à des millions de Français sur France Info 15/03/2020 : " Après que le pic de l'épidémie soit passé..." au lieu de 'sera'.
Le professeur de français se demande alors ce que pèsent face à cela ses 30 000 heures d'enseignement devant 6000 élèves... L'école va très mal, et peine donc à remplir sa mission ; alors veiller à éviter les et à promouvoir la stabilité de la langue revient à l'épauler dans sa tâche.
Avec mes remerciements, et bien cordialement, Gérard Lefèvre
https://www.francophonie-avenir.com/fr/accueil/bienvenue
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France Télévisions Limousin <serviceclients@telespectateur-francetv.fr> a écrit :
Cher Monsieur Lefèvre,
Vous signalez une erreur dans l’article "À Brive, un parieur empoche 283 106 euros au PMU. Sa banque refuse d'encaisser le chèque !".
J’ai transmis immédiatement votre message à la rédaction de France 3 Nouvelle-Aquitaine qui va prendre en compte votre demande. Je tiens à vous remercier personnellement pour votre alerte.
Je vous souhaite une belle soirée et d’agréables moments en compagnie de nos programmes.
Bien cordialement,
Alexandre Pivier
Responsable du Service Clients de France Télévisions


